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ODS

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RECRUTEMENT SEMI-TARDIF 2022

 

Au cours des guerres de la Révolution, plus de 80% des officiers sortaient du rang devaient l’épaulette à leur bravoure. Napoléon voulait que leur nombre diminue au profit des jeunes officiers sortis des écoles comme Saint Cyr ou Polytechnique.

A la restauration, la loi Gouvion Saint Cyr, en 1818, prévoit qu’un tiers des sous-lieutenants seront pris parmi les sous-officiers.
L’instruction du 22 décembre 1952 voit l’ouverture du recrutement semi-direct tardif (OAEA/S), par concours sur épreuves, aux sous-officiers avec formation en école d’application. De 1965 à 1975 ce recrutement est remplacé par la création du corps des officiers techniciens (OT). Le recrutement OAEA/S reprendra à la suppression du recrutement OT en 1975. En 2019 les OAEA/S disparaissent à nouveau au profit des Officiersdes Domaines de Spécialités (ODS). Est-ce un retour vers le passé, est-ce un progrès ? Il est trop tôt pour le dire. La dernière promotion d’OAEA/S "Chef d'Escadron Sonzogni" est millésimée 2019-2020.

Depuis 2019, la réforme du recrutement interne des officiers ouvre deux voies aux sous-officiers et aux militaires du rang. La première pour les plus diplômés, reprend presque intégralement l’organisation et le concours à l’EMIA. Elle formera l’ensemble des officiers recrutés en interne par la voie académique permettant leur accès au grade de lieutenant-colonel et plus selon leur potentiel.

La seconde voie ouverte dès 10 ans de service et jusqu’a 45 ans sans condition de diplôme donne à chacun, selon son potentiel la possibilité d’accéder au grade commandant.

Le concours d'officiers des domaines de spécialités (ODS) s’appui sur un concours professionnel donnant une place fondamentale à la reconnaissance des acquis et de l’expérience professionnelle (RAEP), et remplacera le concours semi-direct tardif et le recrutement rang à partir de 2020.

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Les décisions présentées pour ce concours visent à :

 

  • Donner une place fondamentale à l’épreuve orale d’aptitude officier ;

  • Limiter au maximum la préparation des épreuves ;

  • Optimiser les compétences acquises tant dans la sélection que dans la formation dispensée.


 

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Le format de ce concours pour le recrutement interne est le suivant :

La RAEP est un mécanisme d’évaluation et de comparaison des savoirs, des compétences et aptitudes professionnelles.
Il sert de support à une épreuve d’entretien, il n’est pas noté mais évalué par le jury pour lui permettre d’apprécier, à l’oral, la personnalité, les aptitudes et la motivation du candidat, mais aussi d’identifier et évaluer son activité et ses compétences au regard des profils recherchés.

Admissibilité.

Objectif : évaluer les capacités d’analyse, de synthèse et d’expression écrite, au moyen d’une épreuve simple d’un point de vue technique, mobilisant la capacité de réflexion du candidat.

Il s’agit d’une synthèse-commentaire de documents et d’un avis personnel, d’une durée de trois heures autour du thème de l’actualité nationale et internationale, (politique, économique et sociale).

Le dossier RAEP.

Sur le modèle du canevas du concours interne des Instituts Régionaux d’Administration.

Epreuve orale d’admission.

Pour ce concours est mis en place une épreuve d’aptitude unique, incluant l’évaluation des connaissances métier, de l’aptitude aux responsabilités, des motivations et du potentiel, permettant au jury de se forger une opinion complète et globale sur le candidat.

Les examinateurs sont au nombre de trois. D’une durée d’une heure elle est précédé.e de trente minutes de préparation avec un questionnaire métier à remettre au jury.

Les écoles d’applications seront quant à elles, chargées d’apporter aux officiers issus de la voie professionnelle un socle de référence partagé avec les autres officiers.

Lieutenant-colonel (er) Hervé Courtois,

Promotion Lieutenant Mallasen

 

LES DERNIÈRES PROMOTIONS ODS ET OAEA / OAES

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COLONEL LOUIS FARNOCCHIA

PROMOTION 2021-2022 D'OFFICIERS DES DOMAINES DE SPÉCIALITÉ (ODS)

Louis Farnocchia est né en 1908 à Venaco en Corse.

Il s’engage pour quatre ans le 12 mai 1928 au titre du 23e Escadron du Train stationné au Maroc. Ses qualité foncières lui permettent, deux ans plus tard d’accéder au corps des sous officiers. Le jeune maréchal des logis escorte inlassablement de nombreux convois destinés à ravitailler les troupes engagées dans des opérations de pacification. Par son action énergique il rétabli la situation dans son convoi pris sous le feu des dissidents dans le Tizi Nelgaz, ce qui lui vaut sa première citation à l’ordre de la division.

Après son année d’application de l’Ecole Militaire et d’Application de la Cavalerie et du Train à Saumur le sous-lieutenant Farnocchia choisit de retourner en Afrique du Nord au 27e Escadron du Train d’Alger. Promu lieutenant il occupe divers postes de commandement en Algérie jusqu’au débarquement allié fin 1942.

Promu capitaine en septembre 1943, il débarque à la tête de son unité en novembre 1943. Il participe à la compagne d’Italie, jusqu’au 15 septembre date à laquelle il embarque à destination de la France. Noté déjà comme un officier énergique et courageux, commandant d’unité de classe exceptionnelle, il prend part aux campagnes de France et d’Allemagne se distinguant particulièrement en Alsace ou il est cité une deuxième fois.

 

A partir du 21 février 1946, il sert au 501e Groupe de Transport stationné à Offenburg puis à Vincennes. Promu chef d’escadron le 1er juillet 1951, il retourne en Allemagne pour prendre la tête du 506e Groupe de Transport premier de très nombreux temps de commandement.

Volontaire pour servir en Indochine, il débarque à Saïgon et prend le commandement du 7e groupe de Transport Vietnamien. Il s’illustre particulièrement du 23 juin au 4 juillet 1954 ou il coordonne efficacement les efforts de ses compagnies sur la RC5. Il quitte Phu-Ly à la tête de son groupe au contact de l’ennemi. Il rejoint la métropole en juillet 1955. 

Promu lieutenant-colonel, il est affecté en Afrique du Nord au commandement du 25e Escadron du Train. Prenant personnellement la tête de grands convois. Il se distingue particulièrement par son allant et son sang froid dans les opérations « Flammèches » et « Pierres précieuses ». Il participe aux opérations de nettoyages menées dans le quartier d’Aïn Abid, il est cités deux fois de l’ordre de la division, puis de la brigade. 

Rapatrié en métropole en 1962, il prend successivement le commandement du 7e Régiment du Train.

Le 3 octobre 1963 après 35 ans de services dont 8 seulement en métropole il est admis à la retraite et promu au grade de colonel.

Officier de la Légion d’Honneur

Commandeur de l’Ordre National du Mérite Croix de Guerre des TOA -2 étoiles d’argent. 

Croix de Guerre 1939-1945 étoile de bronze.

Croix de la Valeurs militaire 1étoile d’argent, 2 étoiles de bronze

Croix du combattant 1939-1945.

Médaille commémorative avec agrafes « Maroc et Extrême Orient ».

Médaille commémorative 39-45 avec agrafes « Afrique, Italie, Libération Allemagne »

Médaille de la campagne d’Indochine.

Médaille commémorative d’Afrique du Nord.

Médaille d’honneur de la Jeunesse et des sports

Commandeur du Ouissam Alaouite Chérifien

Croix de la Vaillance Vietnamien.

LIEUTENANT-COLONEL ANDRÉ SAINTPAUL

PROMOTION 2020-2021 D'OFFICIERS DES DOMAINES DE SPÉCIALITÉ (ODS)

André Saimpaul est né le 13 octobre 1911 à Antonné en Dordogne. Il entre à l’Ecole militaire préparatoire de Billom comme enfant de troupe le 1er octobre 1924, puis rejoint l'École militaire préparatoire de Tulle.

Il s’engage alors pour 5 ans, il est incorporé au 8e régiment du Génie le 25 octobre 1929.

Il est admis à l’Ecole du Génie grâce à son succès au concours d’admission en 1936 et promu sous-lieutenant le 20 septembre 1939. Lorsque la guerre éclate, il est fait prisonnier à Saint Jean aux Bois le 18 mai 1940 et interné à Hoyerswerda en Silésie.

Rapatrié d’Allemagne le 17 juillet 1941, il rejoint le 19e Régiment du Génie à Hussein Dey, puis est affecté au 45e Bataillon de Transmission à sa création. Il prend la tête du de la compagnie 83/84 à la tête de laquelle il est nommé capitaine le 30 septembre 1943.

Il débarque à Naples puis à Saint-Tropez en 1943. Il sera cité à l’ordre de la brigade comportant l’attribution de la croix de Guerre avec étoile de bronze.
A la fin de la guerre il est affecté au commandement des forces terrestres, puis à l’Ecole Militaire d’application des Transmissions de Montargis.

Il y est promu chef de bataillon le 30 septembre 1950.
Désigné pour servir en Indochine, il débarque à Saigon 12 janvier 1951. Il est affecté au 821e Bataillon de Transmissions où il exerce les fonctionsd’officier supérieur à l’état major des forces terrestres d’Extrême Orient jusqu’en 1953.
A son rapatriement, il est affecté au Maroc où il prend le commandement de L’Etablissement Régional du Matériel des transmissions.
Enfin il est affecté au commandement des T de la 9e région militaire à Marseille le 1er 1956.

Promu lieutenant-colonel le 1er avril 1959 il fait valoir ses droits à la retraite le 6 août 1960.

Le lieutenant-Colonel Saimpaul est chevalier de la légion d’honneur, croix de Guerre 1939-1945 avec une étoile de vermeil, 1 étoile de Bronze, croix de Guerre des TOE avec une étoile de bronze, médaille colonial avec agrafe « Extrême-Orient », médaille commémorative campagne d’Indochine, médaille commémorative 1939-1945, médaille d’honneur du mérite vietnamien.

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CAPITAINE PATRICE ZONZOGNI

PROMOTION 2019-2020 OAEA-OAES

Patrice Zonzogni, est né le 1er  novembre 1963 à Montbéliard.

Il s’engage au titre de l’ENSOA le 1er janvier 1983, nommé maréchal des logis, il choisit le 35e régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes au profit duquel il participe comme chef de pièce à deux missions en République Centrafricaine en 1986 et 1988. En 1989 il est admis dans l’équipe commando de recherche et d’action en profondeur (CRAP) du régiment.

C’est dans le cadre de ce commando, chargé d’accomplir des missions des lignes ennemies qu’il participe à l’opération Daguet en 1991. Après la libération du Koweït, l’opération se poursuit en Irak. Il sera blessé par mine lors d’un assaut en 1991.

En 1992 le MDC rejoint le 1er RA ; il sert en ex Yougoslavie comme observateur d’artillerie.

Muté au 35e RAP de Tarbes, il repart effectuer plusieurs missions extérieures : en République Centrafricaine, et à deux reprises en Bosnie, et au Kosovo.

Le major Sonzogni, nommé lieutenant, prend le commandement de l’équipe des commandos parachutistes du 35e il effectuera plusieurs séjours en Macédoine et au Kosovo.

Le capitaine Sonzogni part pour l’Afghanistan le 23 novembre. Le 11 février 2009 il est mortellement blessé dans une embuscade.

Il était l’officier le plus décoré de son régiment : chevalier de la légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire, d’un citation à l’ordre de l’armée des TOE avec croix de guerre étoile de vermeil, d’une citation avec attribution de la valeur militaire, de la croix du combattant du titre de reconnaissance de la nation, de la médaille de la libération du Koweït.

capitaine Charles Versellipe

Promotion 2018-2019 OAEA-OAES

Le capitaine Charles Versellipe est né le 29 novembre 1885 dans la Somme.

Engagé volontaire au 6e Régiment de Hussards le 17 février 1906. Il en sort avec le grade de brigadier fourrier avant de rengager au 4e Régiment de Spahis en 1908. Il est muté au Régiment de Marche de Spahis Marocains où il gagne son galon d’adjudant en juillet 1915. Arabisant, commandant son peloton de la plus belle manière au feu, il promu sous-lieutenant le 8 octobre 1916.

Le SLT Versellipe débarque avec son régiment à Salonique en Grèce et débute la campagne d’Orient. Il est promu lieutenant le 28 juin 1918.

Il s’illustre à de nombreuses reprises inscrites dans l’histoire ou les plis de l’étendard du 1er Spahis :

• Avec ses hommes à Larissa (Grèce) il réussira à capturer le drapeau et le chef de corps du 1/38 régiment d’Evzone. Ce drapeau est toujours exposé dans la salle d’honneur du 1er Spahis. Pour ce fait d’arme de lieutenant Versellipe est fait chevalier de la Légion d’Honneur des mains du général Sarrail.

• Skumbi, octobre 1917 « A fait preuve dans les combats des 19, 20 et 21 octobre des plus belle qualités militaires, entrainant son peloton à l’attaque des position ennemies » (citation avec étoile de bronze).

• Ofnia en juillet fait 22 prisonniers puis enlevant une redoute, a tué les occupants et fait 5 prisonniers. À continué sa progression à la grenade et a résisté victorieusement à une contre-attaque qu’il a repoussée à la baïonnette.

• Uskub septembre 1918, envoyé en reconnaissance des accès du massif de Vodna qui domine la ville d’Uskub. Il franchi les lignes ennemis, semant la panique dans les colonnes en retraite.

• C’est ensuite la Serbie, puis les opérations sur le Danube en 1919 avant son transfert vers Beyrouth.

• En 1921 il est muté au 1er Régiment de Cavalerie. Il terminera sa première carrière au 1er Régiment de Cavalerie entre 1928 et 1931, passant capitaine en décembre 1930.

• Rappelé une première fois en août 1939, il se comporte avec vaillance et audace ;

• Démobilisé en août 1940, il est rappelé un deuxième fois en septembre 1944 pour être démobilisé en février 1945 à l’âge de 59 ans.

Le capitaine Versellipe est officier de la Légion d’Honneur, croix de guerre 1914-1918 avec 7 citations, croix de Guerre des TOE avec 1 citation, croix de Guerre 1939-1940 avec 2 citations, médaille de la bravoure en or de Serbie avec palmes, et titulaire de nombreuse autres décorations françaises et étrangères.

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