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L’EMAC - HISTOIRE et EVOLUTION 2022

  1. L’EMAC 

 

Créée officiellement le 1er janvier 2021 - l’École Militaire des Aspirants de Coëtquidan (E.M.A.C.) succède au 4e Bataillon de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr (ESM4) ; elle en reprend les traditions et les missions. Toutefois cette nouvelle école se voit dotée d’un drapeau, d’un insigne et d’un uniforme, distincts des autres Écoles. Ces nouveaux attributs lui ont été remis le mardi 6 juillet 2021 par la ministre des Armées, Florence PARLY. Sa devise reste inchangée : L’Audace de Servir.

La promotion de la transition entre l’ESM 4 et l’EMAC fut celle de Sous-lieutenant Maurice GENEVOIX. 

La promotion actuelle est celle du général BELLEC. 

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Cette école forme en tout premier lieu les officiers sous contrat de différentes natures :

  • Encadrement (150 par an) qui ont vocation à occuper les places de chefs de section puis de commandant d’unité,

  • Spécialistes qui sont recrutés au titre d’une unité pour y occuper les postes de RH, d’officier communication, d’officier pilotage budget, d’officier renseignement… ;

  • De pilotes de l’ALAT qui se verront confier les Hélicoptères d’attaque, de manœuvre ou les avions. 

Cette école forme également les élèves officiers du Partenariat Grandes Écoles (PGE), les V.A.D.A.T. (Volontaires Aspirants de l’Armée de Terre), les E.O.X. (Élèves Officiers Polytechniciens), les stages de formation de la réserve opérationnelle (FIOR EM & CDT, CDS PROTERRE ®), les PMS et enfin le stage Maison Mère en son sein pour le Triomphe. 

Les effectifs instruits ainsi que le nombre de stages peuvent varier, en fonction des besoins ; environ 800/an.

 

Mis en œuvre à la rentrée 2021, le parcours de tradition de l’École militaire des aspirants de Coëtquidan (EMAC) est issu de la rénovation de celui de l’ESM4. Il a pour objectif de donner aux élèves-officiers sous contrat une identité et un sentiment d’appartenance renforcés, en tenant compte des délais contraints imposés par une scolarité d’une seule année au maximum pour les OSC-E. 

Destiné à être déployé intégralement pour le stage OSC-E, le parcours de tradition est décliné pour les autres stages selon leur durée. Chaque stagiaire formé à l’EMAC reçoit ainsi un compendium de références, issu de l’héritage des officiers de réserve de la 1ère guerre mondiale, dont 27 000 sont tombés au champ d’honneur et de celui des élèves-aspirants d’Afrique du Nord (Cherchell), au cours du 2nd conflit mondial et destiné à nourrir un sentiment de fierté et d’appartenance légitime à son école.

Troisième école de l’AMSCC, l’EMAC transmet également à ses élèves l’histoire qui la rattache à Coëtquidan depuis l’installation du « bataillon EOR » en 1967, devenu en 1991 « 4è bataillon de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr » et qui forme depuis 2001 des officiers sous contrat. Ainsi, la jeune école peut-elle se prévaloir de liens de tradition avec l’ESM et l’EMIA et est héritière d’une longue tradition par son drapeau, sa devise et son chant.

 

 

1.1. Le drapeau de l’École militaire des aspirants de Coëtquidan 

 

Depuis 1931, les élèves officiers de réserve formés d’abord à Saint-Cyr l’École puis à Coëtquidan se rassemblaient sous les plis du drapeau de l’École spéciale militaire, perpétuant le souvenir glorieux des 27 000 officiers de réserve tombés au champs d’honneur durant la Grande Guerre. Il en fut de même pour les élèves officiers sous contrat jusqu’en 2021.

 

Ce drapeau porte les inscriptions réglementaires suivantes :

à l’avers     "RÉPUBLIQUE FRANÇAISE - ÉCOLE MILITAIRE DES ASPIRANTS DE COETQUIDAN"

au revers     « HONNEUR ET PATRIE"

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La création de l’École militaire des aspirants de Coëtquidan a été rendue visible symboliquement et publiquement par la remise du drapeau propre à cette formation par le général d’armée Burkhard chef d’état-major de l’armée de terre le 06 juillet 2021.

 

1.2. La devise

En 1995, lors de la formation de la promotion Capitaine Marc Bloch, le 4e bataillon adopte pour devise « l’audace de servir ». Celle-ci demeure aujourd’hui celle de l’École militaire des aspirants de Coëtquidan, témoin de la filiation historique avec le 4e bataillon.

 

1.2. Le chant de tradition

Sous l’impulsion du lieutenant-colonel Lautier (commandant du 4e bataillon de 1993 à 1996), est créé à la même époque un chant de tradition, également intitulé « L’audace de servir ». Le texte et la musique du chant furent composés par le capitaine Conegero. 

Un 4e couplet fut composé par les aspirants de la promotion SLT GENEVOIX afin d’intégrer les conflits actuels à l’heure où la création de l’EMAC fut prononcée. 

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LES TRADITIONS

2.1. Séquence des activités :​

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2.2. Descriptif par activités :

 

 

2.2.1. La remise des « alpha »

Cette activité est la première activité de tradition des jeunes élèves-officiers. Elle est précédée d’une marche au cours de laquelle l’encadrement présente les principaux monuments du camp de Coëtquidan et détaille la vie de grands chefs qui ont marqué l’histoire militaire. Cette activité de tradition offre à chaque élève-officier l’occasion de réfléchir sur les raisons de son engagement au sein de l’armée de Terre et de s’approprier la devise de l’École : « l’audace de servir ».

La remise des « alpha » est à la fois le signe tangible de leur nouvel état d’élève-officier et un signe amical d’accueil de la part de leurs cadres.

La remise des crevettes est réservée aux stages de réserve et assimilés (les PGE par ex). 

 

2.2.2.La remise des calots

 

Le calot est un couvre-chef essentiellement militaire, qui présente la caractéristique d'être facile à plier et à porter. Il est en effet composé de deux panneaux de tissu qui en constituent les côtés, réunis par une coiffe qui forme soufflet, et en permet la mise en place facile.

 

Cette forme particulière du bonnet de police a disparu vers le milieu du 19e siècle pour faire place à un calot plus proche du modèle actuel, mais toujours doté d'un pompon, placé cette fois au bout d'une cordelette et tombant devant l'œil. Ce type de couvre-chef se retrouvait dans l'armée belge ainsi que dans l'armée espagnole, au cours de la première moitié du 20e siècle. Ce calot à pompon est toujours en usage dans la Légion étrangère espagnole.

 

Lorsqu'il a été réintroduit dans la tenue de travail dans les années 1890, le bonnet de police de l'armée française était devenu un couvre-chef sans décoration ou signe distinctif particulier. La couleur en était variable, selon celle de l'uniforme auquel le calot était associé, qui pouvait être, jusqu'à la Première Guerre mondiale, bleu marine, bleu clair, ou noir. De 1915 à 1930, le calot devient bleu horizon ; puis, il devient kaki.

 

Cependant, entre 1944 et 1962, le calot, porté par à peu près toutes les armes de l'Armée française, pouvait arborer une large gamme de couleurs diverses, assorties aux couleurs traditionnelles du képi de cette même arme, voire de ce même régiment. À la fin de la guerre d'Algérie, le calot est progressivement remplacé par le béret dans la plupart des unités militaires.

 

Le calot était la coiffure réglementaire kaki ou beige portée par tous les élèves de l'École de Cherchell. Or, de 1942 à 1962, les EOR sont formés au sein de l’école d’élèves aspirants (EEA), sise à Cherchell. Alors que l’école militaire interarmes est créée en 1962, elle enrichit progressivement son patrimoine des traditions des écoles qui l’ont précédée. 

Ainsi, la promotion « Bataillon de Corée » réactualisa en 1989, le port de l’ancien calot de Cherchell mais avec la couleur bleue qui correspond à la couleur dominante de cette école. Il se porte en treillis avec épaulettes lors des activités de tradition.

 

C’est dans le même esprit que, conscient de son héritage particulier entre sa filiation à l’école d’élèves aspirants de Cherchell et un temps comptant dans les rangs de l’école spéciale militaire de Saint Cyr, le calot a retrouvé sa place comme coiffe de tradition au 4e bataillon en 2012. Il a donc pris, avec la création de l’EMAC, la couleur bleu horizon.  

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Les élèves-officiers qui ont rejoint le bataillon après le baptême de promotion reçoivent également à cette occasion leur insigne de promotion des mains de leurs « aînés ».

2.2.3. La remise des képis

À l’issue d’une marche volontairement éprouvante, chaque élève-officier reçoit son képi des mains de son encadrement lors d’une cérémonie nocturne qui rassemble, par compagnie, les sections d’élèves-officiers sur un site généralement choisi en dehors du camp de Coëtquidan.

 

Au moment de leur entrée au sein du corps des officiers, les élèves- sont invités à une réflexion personnelle sur leur engagement et à prendre la mesure de tout ce que le képi, propre à l’armée de Terre française, symbolise.

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2.2.4. La marche des 27 000

Cette activité, alliant cohésion et devoir de mémoire, s’inscrit dans le cadre du parcours de tradition des élèves officiers sous contrat. Créée en 2020, elle constitue un temps fort, spécifique et symbolique, autour d’un lieu emblématique du camp de Coëtquidan, situé près du moulin de Malakoff : le « Bois des Caures » du nom du haut lieu des combats de février 1916 à Verdun.

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Une stèle y est érigée en 2021 en hommage aux 27 000 officiers de réserve tombés durant la 1ère Guerre mondiale.

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A l’issue de cette activité, réalisée à la veille du 11 novembre, les élèves officiers portent la tenue de tradition « bleu horizon » de l’École militaire des aspirants de Coëtquidan.

La « marche des 27 000 » est également l’occasion d’un certain nombre d’évocations historiques sur le premier conflit mondial au travers de haltes sur des ateliers répartis dans le camp militaire.

2.2.5. La présentation au drapeau

Fin novembre, se tient une veillée au Musée de l’Officier, veillée au cours de laquelle les élèves-officiers méditent face à leur drapeau. Le lendemain, au cours d’une prise d’armes au cérémonial simple mais à la symbolique forte les élèves-officiers sont présentés au drapeau de l’École militaire des aspirants de Coëtquidan, cour Rivoli. Présidée par le général commandant l’académie militaire, cette prise d’armes constitue une étape importante du parcours des élèves-officiers car elle marque l’établissement des fondements d’un triple lien : entre le passé et l’avenir, entre la communauté militaire de l’armée de Terre et les élèves-officiers, enfin entre la Nation et l’Armée.

 

Point particulier : constitution de la garde au drapeau EMAC :

La garde au drapeau est constituée du major de promotion (cf classement), de 5 élèves-officiers titulaires et de 3 élèves-officiers remplaçants.  Choisis parmi les 15 premiers du classement selon la taille de façon à rendre esthétique l’aspect de la GD lors des cérémonies de l’EMAC et/ou de l’AMSCC, elle est créée à l’occasion du baptême de la promotion au mois de décembre. Cette garde assure les cérémonies tout au long de l’année pour les PAD et/ou remise de galons des différents stages courts ou long. Elle est présente également aux cérémonie de l’AMSCC. 

En fin d’année scolaire la GD transmet le drapeau à une garde composée de cadres de l’EMAC qui assure la mission jusqu’à l’arrivée de la promotion A+1.

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2.2.6. Le baptême promotion et l'adoubement

Durant le cycle de formation des OSC-E, désormais annuel, un nom de promotion est choisi pour l’année scolaire en cours, ainsi qu’un bureau promotion est élu. Ce nom de baptême fédère également les élèves officiers des deux autres filières (OSC-P et OSC-S) qui viennent à l’EMAC effectuer une formation plus courte. 

 

Le parrain est souvent choisi parmi les officiers de réserve qui ont laissé une empreinte dans l’histoire ou ceux dont le destin plus anonyme porte des valeurs qui serviront de guide aux officiers tout au long de leur carrière. 

 

Le baptême promotion est une cérémonie qui se tient au mois de décembre. Le rituel est associé à l’annonce du nom du parrain mais également à un rite d’adoubement des élèves-officiers. 

Cette cérémonie, un temps disparue est réintroduite en 2001 (promotion maréchal Berthier) et se tient en nocturne sur la cour Rivoli. A cette occasion une exposition biographique sur le parrain est mise sur pied au Musée de l’Officier et l’insigne de promotion est présenté aux autorités de l’académie.

 

L’adoubement, ou remise du sabre, est un moment chargé de symbole qui marque l’accès à l’état d’officier au travers d’un rite médiéval, hérité de la chevalerie. 

Selon cette tradition séculaire, tout écuyer qui aspirait à la dignité de chevalier recevait armes et armure lors d’une cérémonie appelée « adoubement ». Le sabre, remis à chaque élève-officier par un officier plus ancien, matérialise l’état d’officier. Il symbolise la droiture et la rigueur qui doivent guider chacun et témoigne de la confiance portée à ceux qui ont l’honneur de servir la France.

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2.2.7. La remise des galons

Cette cérémonie marque à la fois le départ de l’élève officier de l’école et le début véritable de son parcours d’officier. C’est une sorte de « grand saut » dans l’aventure du métier des armes, quelle que soit la spécialité de l’élève-officier. 

 

L’élève-officier reçoit, à l’issue d’une cérémonie dédiée, ses galons de sous-lieutenant. Par ce geste, qui marque la fin de la formation, il l’envoie en mission, en lui signifiant d’une part qu’il est désormais apte à exercer la fonction d’officier et d’autre part qu’il aura bientôt sur les épaules, en plus de ses galons, des responsabilités extrêmement importantes dans l’exercice d’un commandement (pour les OSC-E) ou dans l’exercice plus large de responsabilités diverses (OSC-S et OSC-P).